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Demande d’une commission d’enquête pour torture sur le citoyen Jean-Bosco TALLA

Par Comicodi | February 28, 2008

La COMICODI demande au vice-premier ministre et au ministre de la justice Ahmadou Ali, qu’une commission d’enquête soit mise sur pied pour faire la lumière sur la détention du journaliste Jean-Bosco TALLA. Le récit de la victime est disponible ici.

Télécharger la lettre de la COMICODI

Sujets: Abus divers, Injustice |

1 réponse à “Demande d’une commission d’enquête pour torture sur le citoyen Jean-Bosco TALLA”

  1. yapo Says:
    March 11th, 2008 at 2:13 pm

    VOICI UN AUTRE EXEMPLE DE COMMENT LES CHANTRES DE CE GOUVERNEMENT TRAITENT TOUT CE QUI FONT BIEN LEUR TRAVAIL…SAUVONT CE JEUNE MAIRE S’IL VOUS PLAIT
    PROSPER
    mars 9th, 2008 | by 20mai.net | 75 Clic(s)
    Excellence Monsieur le président de la République,
    C’est du fond d’une cellule funeste de la brigade territoriale de Nkongsamba que je vous saisis, la peur dans l’âme.
    Je suis le maire régulièrement élu de Njombe Penja, depuis les dernières élections de juillet 2007. Dès ma prise de fonctions le 25 septembre 2007 et après avoir constaté dans les livres comptables de la commune de Penja que les sociétés agro-industrielles exerçant dans cette localité ne payaient pas des impôts et taxes depuis bientôt trente ans (patente, impôts sur les sociétés, enregistrement… ), j’ai saisi monsieur le Premier ministre, chef du gouvernement pour dénoncer cette situation qui ne permettait pas à ma commune d’asseoir une véritable autonomie financière.

    Il faut dire que le paradoxe dans lequel Njombe Penja vit est déconcertant : une zone très riche, avec des populations très pauvres. C’est pour corriger cette injustice que j’ai jugé utile d’écrire à Son Excellence monsieur le Premier ministre chef du gouvernement. Heureusement, cette requête n’est pas restée sans suite car le 03 décembre 2007, le directeur général des Impôts m’a saisi par courrier pour m’informer du bien fondé de ma requête. Dans ce courrier, le directeur général des Impôts décidait de reverser au régime de droit commun ces entreprises (Php, Spm, Caplain) qui faisaient perdre à la fois de l’argent à l’Etat du cameroun et aussi à la commune, au Feicom… Il est important de noter que les salaires des ouvriers de ces sociétés tournent entre 15 000 Fcfa et 25 000 Fcfa/mois.
    Dès que ces sociétés ont été notifiées par la direction générale des Impôts de cette décision, j’ai reçu un coup de fil de monsieur François Armel, expatrié directeur général de la Php, qui m’a juré d’avoir ma tête à coups de millions Fcfa. Quelques jours plus tard, c’est Mme Caplain et le directeur général de la Spm qui me menaçaient à leur tour, de me faire assassiner ou emprisonner, après m’avoir fait déposer de mes charges de maire.
    Une fois la machine mise en branle, il m’a été collé sur le dos une sordide histoire incohérente de falsification de signature du préfet du Moungo, qui vue de près, est ni plus, ni moins qu’un montage mal ficelé. D’enquêtes en enquêtes, il en est sorti que je ne suis ni de près, ni de loin impliqué dans cette mascarade. En fait, il n’y a jamais eu falsification à la commune de Penja, de la signature du préfet du Moungo. Cette affaire à ce jour, est pendante devant le juge d’instruction n°2 du tribunal de Grande instance de Nkongsamba, qui ne m’a même pas encore entendu.
    Toutes ces récriminations n’ayant pas abouti car non fondées, on a attendu le 11 février dernier, pour envahir de nouveau les Renseignements généraux de faux rapports dans lesquels il ressortait que pendant le défilé, j’étais assis au moment où l’on exécutait l’hymne national. La technique occidentale aidant, j’ai fait tenir pour me justifier, les Cd-Rom du défilé dans le but de confondre les manipulateurs, qui se sont investis à me détruire.
    Le 25 février dernier, lorsque se déclenchent les mouvements de grève avec des pillages que personne n’a cautionnés, ils ont tôt fait de me faire porter la responsabilité de la grève de Penja alors que n’eut été mon implication personnelle, Njombe Penja aurait connu un sort assez lourd. Le colonel Kalsoumou et les éléments du Gmi de Douala présents sur le terrain m’ont félicité pour le courage et le rôle que j’ai joué pour maîtriser la colère des jeunes en fureur. (Je vous fais tenir un Cd-Rom réalisé par Canal 2 sur le terrain pendant ces incidents). Je me vantais d’ailleurs d’avoir ramené le calme dans ma localité le 27 février alors que les autres villes étaient encore au fort de la crise.
    Mais curieusement, après le séjour des expatriés de la bananeraie à Yaoundé, je me suis surpris en train d’être appréhendé comme un chef de gang devant mes populations par des militaires et gendarmes transportés dans 6 camions (armée de terre) et 12 pick-up (de la gendarmerie) . Sans explication, j’ai été amené au Groupement de gendarmerie de Nkongsamba où mes téléphones ont été retirés, la somme d’argent que j’avais dans ma poche également.
    Entendu ce même jour sur ordre du procureur de la République auprès les tribunaux de Première et Grande instances de Nkongsamba, on m’accusait de complicité de pillage en bande et incitation à la révolte.
    Parce que je ne me reproche rien, j’ai subi sans crainte, l’interrogatoire musclé du colonel Nguete Nguete (Commandant du groupement de gendarmerie du Moungo). Il faut rappeler qu’avant mon enlèvement, le ministre d’Etat ministre de l’Administration territoriale venait de procéder illégalement à ma suspension aux fonctions de maire pour une période de trois mois sans respect de la procédure décrite dans la loi sur la décentralisation de 2004 Titre 3 portant sur la suspension et la cessation des fonctions de maire. En son article 94 al 1, 2, 3 il est stipulé ce qui suit ” en cas de violation de la loi ou de faute lourde, le maire, après avoir été entendu ou invité à fournir des explications écrites sur les faits qui lui sont reprochés, peut être suspendu par arrêté du Minatd pour une période n’excédant pas trois mois. “
    A ce jour, il m’est difficile de savoir ce qui m’est reproché avec exactitude. Les droits de la défense et de la contradiction ayant été bafoués, j’ai compris que la manœuvre des expatriés de Njombe Penja est en marche.
    Là où le bât blesse, c’est que pendant le forum des maires tenu du 29 février au 1er mars 2008, le ministre d’Etat Marafa Hamidou Yaya informait mes collègues de ce qu’en ce moment, il a déjà déposé sur votre table, la proposition en vue de ma révocation ! Quel acharnement ! Quelle diligence qu’on n’a jamais vue auparavant au Minatd ! Je n’en suis pas surpris, les expatriés de Njombe Penja ont promis de me démettre à coup de millions Fcfa
    Ce qui est choquant, c’est que depuis ma garde-à-vue, aucune visite ne m’est permise, comme si j’avais porté atteinte à la sécurité de l’Etat. Pourtant, les motifs qui ont entraîné ma garde-à-vue relèvent du droit commun, et que je ne suis pas encore inculpé.

    Des perquisitions illégales dans mon domicile, mon bureau et mon véhicule
    De ma cellule, le gendarme greffier m’a informé que ma maison, mon bureau et mon véhicule ont été perquisitionné s sur réquisition du procureur de la République sans que je sois présent sur les lieux alors que j’ai été enlevé et il sait bien où il m’a fait garder. Cette perquisition qui a eu lieu le samedi 1er mars me bouleverse car comment comprendre, Excellence Monsieur le président de la République, qu’un magistrat de ce rang (…) ne comprenne pas que les dispositions du nouveau Code de procédure pénale imposent que le mis en cause soit présent au moment où son domicile est perquisitionné ou alors un de ses représentants et deux voisins? Le sous-préfet qui conduisait cette mission, était entouré des gendarmes venus de Nkongsamba à cet effet (…)

    Excellence Monsieur le président de la République, l’Etat de droit que vous vous battez à conforter chaque jour, n’aurait plus un sens si chacun ne cherche qu’à satisfaire ses désirs personnels.
    Excellence Monsieur le président de la République, voici cinq jours qu’il ne m’a pas été permis de boire de l’eau, de manger ou de communiquer avec ma famille. Pourtant, je ne suis pas accusé de crime contre l’Etat. Après avoir tout donné au Rdpc en décapitant l’opposition à Njombe Penja, le sort qui m’est aujourd’hui réservé, mérite que vous y accordiez votre très haute attention, afin que de ces geôles, je ne disparaisse pas définitivement.
    Je n’ai jamais participé aux violences survenues sur l’ensemble du territoire du 25 février au 1er mars 2008. Au contraire, ma contribution était la plus déterminante pour ramener la paix dans ma localité, les Cd-Rom en ma possession servant de preuves.
    Nkongsamba, le 1er Mars 2008
    Votre militant dévoué

    Paul Eric KINGUE
    Maire de Njombe Penja
    Président sous-section Rdpc depuis sa cellule

    Le messager - Le 05-03-2008

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